La neuvième édition de la Nuit du Conte de Chiny a séduit une fois de plus. On y a conté des histoires de tous horizons et de tous les temps.

CERTES, en cette période, la lune n'est plus, ou pas encore pleine. C'est selon que l'on se plaît à la dessiner, à la conter. Et pourtant, elle veille ce soir. Cette neuvième édition encore. Ainsi conte Chiny ce samedi de lune en quartien de melon. Ainsi compte le conte à Chiny. En préambule du fameux Festival de juillet, les festivités s'annoncent. Sans doute parce qu'en cette période de fin de veillées au coin du feu, on s'en ressert tant que l'on peut encore.
La manifestation mêle gaiement et tout naturellement le savoir-faire de conteurs professionnels et la fraîcheur de raconteurs d'histoires moins expérimentés.(...)

On dirait le Sud
(... )En fin de soirée, la Sicilienne d'origine et Française de vécus se met à nu et déballe tout : la rupture, le passage du chaud au froid, en frôlant à peine le tempéré, son "ultima bumma" de spectacle, sa "dernière bombe", ses craintes et ses espoirs. L'affable dame réimpose le féminin dans une parole universelle. Elle travaille sur le corps et le silence. (...) C'est dans son histoire que Venera Battiato invite les oreilles et les yeux des spectacteurs qui le regardent. Son voyage ? S'éloigner des petits bonheurs du Sud pour tenter l'aventure au Nord. Elle raconte à la fois les jardins ensolleillés de Sicile, le goût de l'olive et l'odeur du jasmin, et le départ de la terre au noir pays des hauts-fourneaux.


(Se) Raconter, se poursuivra jusqu'à tard dans la soirée, pour approcher la nuit et les rêves. Une veillée qui, soulignons-le s'inscrit dans le cadre de la campagne de soutien à Ingrid Betancourt et aux otages de Colombie.

Ma.Gi